Affaire Guillaume SEZNEC

Photographie de Pierre Quéméneur publiée dans Le Matin du 26 juin 1923
Photographie de Pierre Quéméneur publiée dans Le Matin du 26 juin 1923

Nature du crime Homicide volontaire et faux en écriture privée
Type de crime Meurtre et faux
Titre Affaire Guillaume Seznec
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Houdan
Paris
Dreux
Le Havre
Morlaix
Date du crime Nuit du 25 au 26 mai 1923
Nombre de victimes 1 : Pierre Quémeneur
Jugement
Statut Affaire jugée : condamné aux travaux forcés à perpétuité ; peine commuée en vingt ans de réclusion le  ; remise de peine de dix ans le  : libéré le 
Tribunal Cour d'assises du Finistère
Formation Cour d'appel de Quimper
Date du jugement
Recours Pourvoi en cassation rejeté le 
Bénéficie de remises de peine collectives le  puis le 1,2
Requêtes en révision rejetées en 1928octobre 19321938juillet 1949juin 19963 & décembre 20064

L’affaire Seznec 

est une affaire criminelle dans laquelle Guillaume Seznec est reconnu coupable, en 1924,

du meurtre de Pierre Quéméneur (conseiller général du Finistère) et faux en écriture privée.

Depuis, le jugement a fait l’objet de neuf demandes de révision, qui ont toutes été rejetées.

Tentatives de révision du procès

Les demandes de révision du procès entre 1926 et 2015

Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Sa femme Marie-Jeanne et ses descendants, notamment sa fille Jeanne et son petit-fils Denis Le Her-Seznec, ont régulièrement sollicité la justice pour rouvrir le dossier, afin d'obtenir sa réhabilitation.

Le , son épouse dépose une première requête en révision, en mettant en avant le fait que Boudjema Gherdi, commerçant de pièces détachées de voitures américaines, existait bel et bien, et n'était pas une invention pure et simple émanant de Seznec. La commission reconnaît le caractère de « fait nouveau » de cet élément, mais l'intéressé nie alors avoir traité avec Guillaume Seznec27 ; le 7 décembre suivant, la requête en révision est rejetée. Le , rejet d'une autre requête en révision s'appuyant sur le non-dépôt des actes de vente de la propriété de Plourivo au greffe35. Le , un an après le retour de Seznec du bagne, une requête en révision est déposée par Me Raymond Hubert. Le , le procureur général du Tribunal de Grande Instance de Quimper, rend un rapport négatif. Le ministre de la Justice André Marietransmet la requête à la Commission en révision des procès criminels et correctionnels. Le 7 juillet, la Commission rejette la requête, rejet notifié à Guillaume Seznec le 1136.

Deux autres requêtes en révision sont déposées en septembre 1951 et octobre 1955, toutes deux rejetées35.

Le Me Denis Langlois dépose pour Jeanne Seznec une huitième demande en révisionNote 3. Après notamment plusieurs expertises en écriture, elle sera finalement rejetée le .

Afin de soutenir cette action, Denis Seznec, le petit-fils de Guillaume Seznec, ses proches et ses sympathisants fondent à Paris en 1995 France Justice, association sous la loi de 1901. Cette association est membre du Comité français des organisations non gouvernementales (ONG) auprès de l'ONU.

La loi du , votée à l'unanimité au Parlement, modifie la procédure de révision des cas jugés en assises. Elle permet la révision d'un procès à la suite de la découverte d'un fait nouveau non plus « de nature à établir l'innocence d'un condamné », mais seulement « de nature à faire naître un doute sur sa culpabilité »37. La procédure de révision n'aboutit que rarement à l'annulation d'un jugement : si chaque année, entre 130 et 150 condamnations font l'objet d'un recours auprès de la Cour de révision, seule une condamnation sur cent, en moyenne, est annulée38.

Huit demandes de réhabilitation ont été examinées par la justice, toutes rejetées39, lorsque la ministre de la Justice, Marilyse Lebranchu, demande en 2001 la révision du procès40.

La commission de révision des condamnations pénales a accepté, le 11 avril 2005, de rouvrir le dossier de la condamnation pour meurtre de Guillaume Seznec41. Cette décision pouvait ouvrir la voie à une éventuelle annulation de la condamnation prononcée en 1924 à son encontre. La Chambre criminelle de la Cour de cassation, statuant comme cour de révision, a examiné ce dossier le .

Lors de cette audience, le bénéfice du doute au profit de Guillaume Seznec a été demandé en évoquant plus particulièrement la possibilité d'une machination policière de l'inspecteur stagiaire Pierre Bonny (révoqué en 1935 de la police française pour fautes graves, condamné pour corruption, puis adjoint plus tard de Henri Lafont, le chef de la Gestapo française) dont le supérieur hiérarchique, le commissaire Vidal, fut chargé de l'enquête. De son côté, le conseiller rapporteur Jean-Louis Castagnède a soutenu l'opinion inverse, arguant d'une part que cette manipulation lui semblait improbable en raison du faible nombre d'actes établis par Bonny (5 sur 500) et, d'autre part, que les expertises sollicitées par la Cour de cassation avaient établi que Guillaume Seznec était bien l'auteur de la fausse promesse de vente de la propriété de Quéméneur sise à Plourivo.

Le , la demande en révision de la condamnation de Seznec a été rejetée par la Cour de révision qui a estimé qu'il n'y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec34, constatant que l'existence d'une machination policière telle qu'alléguée était matériellement impossible et que la participation de l'inspecteur Bonny à une machination policière n'avait pas été prouvée. Cette affaire semble close, une nouvelle demande de révision étant problématique. La famille Seznec avait dans un premier temps manifesté l'intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, mais sur les conseils de ses avocats, elle y a renoncé42.

Une nouvelle loi sur les procédures de révision a été votée le 43. Elle permet notamment aux petits-enfants et arrière-petits-enfants de condamnés décédés de présenter une demande en révision. Le 19 décembre 2014, sur la radio RTL44, Denis Seznec a fait savoir qu'en s'appuyant sur cette nouvelle loi, il avait l'intention de déposer le  une dixième demande en révision, ce qu'en fin de compte, il n'a pas fait sans s'expliquer à ce sujet.

De son côté, Me Denis Langlois, défenseur de la famille Seznec durant quinze ans et aujourd'hui avocat honoraire, publie en février 2015 son livre Pour en finir avec l'affaire Seznec. Il y fait état du témoignage, non révélé jusque-là, de l'un des fils de Guillaume Seznec, dit « Petit-Guillaume ». Selon celui-ci, Pierre Quéméneur serait mort le dimanche 27 mai 1923 au domicile des Seznec : l'épouse de Guillaume Seznec, Marie-Jeanne, aurait repoussé ses avances, provoquant une chute fatale de Quéméneur, et ce avant le retour de Guillaume45. D'après Langlois, après cette mort accidentelle, le corps aurait été dissimulé et Guillaume aurait confectionné des faux afin de récupérer des fonds investis46. L'avocat conclut que cette révélation devrait conduire à la « révision « au bénéfice du doute » de la condamnation de Guillaume Seznec pour meurtre47. À cette occasion, il souligne les divergences, relevées depuis longtemps, entre deux approches concurrentes de la révision : la sienne, qui admet la culpabilité de l'intéressé quant à la fausse promesse de vente mais rejette celle pour meurtre au bénéfice du doute, et celle d'un Denis Seznec, tenant de l'innocence intégrale de son grand-père, lequel aurait été entièrement victime d'une machination48.

Les fouilles de février-mars 2018

En 1978, Petit Guillaume, l'un des fils des époux Seznec, aurait confié à l'un de ses neveux que le jour du drame (il était alors âgé de 12 ans) il avait entendu Pierre Quéméneur faire des avances à sa mère et l'avoir vu au sol, aux pieds de sa mère, peut-être frappé à la tête avec un chandelier. Se fondant sur ces propos, la justice ayant refusé de faire effectuer des fouilles compte tenu de la décision de la Cour de révision de décembre 2006, un groupe de bénévoles a décidé d'entreprendre des « fouilles privées » le 24 février 2018 avec l'accord du propriétaire de l'ancienne demeure des Seznec à Morlaix, afin de tenter de mettre au jour le corps de Pierre Quéméneur49. Au cours des fouilles effectuées le 24 février 2018 dans l'ancienne cave et l'ancien cellier, un os a été retrouvé, ce qui a conduit à l'arrêt des fouilles privées et à l'intervention de la police et de la justice. Sur le fondement des indications d’un médecin légiste, il a été un moment considéré que l’os retrouvé pouvait être une tête de fémur humain50. Une enquête confiée à la police judiciaire de Rennes a été ouverte. Après expertise en anthropologie médico-légale effectuée par le CHU de Nantes, le procureur de la République de Brest a indiqué qu’il s’agissait en fait de restes de bovidé, ce qui met un terme à l’enquête de police. Le 3 mars 2018, les scellés ayant été retirés, les bénévoles ont repris les fouilles privées. Au final, celles-ci n’ont rien donné de probant51.

Révélations de mai 2018

Début mai 2018, deux des petits-enfants de Guillaume Seznec, Jean-Yves et Gabriel Seznec, rapportent les confidences que leur a faites leur père « Petit Guillaume » (fils de Guillaume Seznec et de son épouse Marie-Jeanne, âgé de 12 ans en 1923) : c’est Marie-Jeanne qui aurait accidentellement provoqué la mort de Pierre Quéméneur, au domicile des Seznec à Morlaix, en repoussant ses avances déplacées. Selon ses fils, Petit Guillaume a entendu des cris de sa mère ; il a vu Quéméneur allongé sur le sol. Lorsque Marie-Jeanne a repoussé Quéméneur, ce dernier est tombé, sa tête a heurté un fauteuil en bois et il est mort. Guillaume Seznec est arrivé plusieurs heures après. Il a fait jurer le silence aux témoins (Marie-Jeanne, Petit-Guillaume et Angèle Labigou, la bonne). Jean-Yves et Gabriel Seznec pensent que, en raison des convictions religieuses de leur grand-père, Guillaume Seznec n’a pas brûlé le corps de Quéméneur, mais l’a enterré en un lieu qu’ils ne connaissent pas. Le serment de silence aurait été passé devant l’Église qui ensuite a apporté son soutien à Guillaume Seznec et à sa famille52,53,54. Cependant, Denis Seznec, tout en considérant lui aussi que Guillaume Seznec était innocent de l'assassinat, conteste cette version, qu'il qualifie de roman55.

 

www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-13-mai-2018

 

 

 

Adaptations et mises en scène

Télévision

  • Seznec, faux coupable, téléfilm de Bernard Claeys (1976), avec Christian Marin, Jacques Marin et Alex Métayer (diffusé dans le cadre de la série Faux et usage de faux).

 

 

  • Guillaume Seznec : une énigme judiciaire, téléfilm documentaire de Patrick Schmitt et Pauline Verdu (2015), avec la voix de Tom Novembre (diffusé en janvier 2016 sur la chaîne Planète + dans le cadre de la série Des crimes presque parfaits).

 

L'affaire Seznec - Partie 1/2 (1992)

L'affaire Seznec - Partie 1/2 (1992)

L'affaire Seznec - Partie 2/2 (1992)

L'affaire Seznec - Partie 2/2 (1992)

Théâtre

  • Seznec : un procès impitoyable,

pièce de Robert Hossein 

représentée au Théâtre de Paris du 26 janvier au ,

avec Philippe Caroit dans le rôle de G. Seznec.

Il s'agissait d'une reconstitution du procès de Seznec d'après le dossier d'instruction (fourni par l'un des avocats de sa famille, Me Baudelot) et les journaux de l'époque. À la fin de la représentation, le public était invité à se prononcer sur la culpabilité ou l'innocence de l'accusé. En moyenne neuf spectateurs sur dix l'ont chaque fois acquitté.

17425 1

Musique

les 6 dernières chansons reprennent l'histoire de l'affaire Seznec, sorti en 1995

"Portraits" 

écrite par David Lafaye (interprétée par Clarisse Lavanant en 2016).

  • Bientôt un siècle... Seznec du groupe Kalffa.

Denis LE HER-SEZNEC, petit fils de Guillaume SEZNEC

Denis Le Her ou Denis Le Her-Seznec, plus connu sous le nom de Denis Seznec, né le 26 décembre 1946, est

un écrivain et conférencier.

C'est l'un des petit-fils de Guillaume Seznec et le défenseur de la thèse de la totale innocence de celui-ci dans l'affaire qui lui a valu une condamnation pour faux et pour meurtre sans préméditation en 1924.

BIBLIOGRAPHIE

Nous, les Seznec Toute l'affaire par Le Her-Seznec

ISBN : 222111440X 
Éditeur : ROBERT LAFFONT (01/09/2009)

 

Résumé :

Guillaume Seznec a été condamné aux travaux forcés à perpétuité le 4 novembre 1924 pour un crime sans cadavre, sans arme et sans aveu. Le 11 avril 2005, la justice elle-même estimait finalement les faits nouveaux apportés par Denis Seznec, le petit-fils du condamné, suffisamment troublants pour faire douter de la culpabilité du bagnard, décédé en 1954. 


En 1977, lorsqu'il dépose une requête en révision auprès du garde des Sceaux, Denis Seznec reprend la lutte de sa mère et, avant elle déjà, de sa grand-mère. Durant vingt-cinq ans, malgré sa persévérance, l'espoir de réussir à faire innocenter son grand-père a été faible, souvent remis en cause. 

Mais depuis la dernière édition du livre, en 2000, sont survenus des événements encourageants. Outre la progression de son enquête et de son audience auprès de la justice, Denis Seznec raconte comment le dénouement de l'affaire à laquelle il a consacré sa vie va lui permettre de tourner une page jusque-là tronquée - celle de l'injustice et du mensonge.

Modèle exemplaire de contre-enquête, document de référence, Nous, les Seznec raconte aussi comment Denis Seznec s'est attaqué à l'un des piliers les plus inébranlables de notre république : l'infaillibilité de la justice. En 1989, le vote de la nouvelle loi sur les révisions, dite loi Seznec, institue la possibilité pour les magistrats de revenir sur leurs jugements. Le 11 avril 2005, en donnant le feu vert pour que l'affaire Seznec soit révisée, la justice a montré qu'elle ne vivait plus " dans l'illusion de son infaillibilité ". 

Le 14 décembre 2006, la Justice avait donc rendez-vous avec l'Histoire. Malheureusement, la décision à une courte majorité des magistrats de la Cour de révision rejetait la demande de réhabilitation. La justice croyait clôre alors l'une des plus extraordinaires affaires criminelles et l'une des plus mystérieuses énigmes judiciaires du XXe siècle. 

Désormais, c'est le grand public - le peuple lui-même d'une certaine façon - qui va être appelé - avec un retentissement certain - à rejuger Guillaume Seznec.

Seznec. Le bagne par Le Her-Seznec

ISBN : 2221076532 
Éditeur : ROBERT LAFFONT (08/03/2001)

 

Résumé :

4° de couverture :
(Edition source : Robert Laffont - 03/2001)

Un récit à deux voix, un dialogue émouvant entre Guillaume Seznec et son petit-fils pour dire toute la souffrance d'un innocent plongé dans les horreurs et les ignominies du bagne.

Si, aux yeux des Français, Guillaume Seznec est devenu, tout comme Dreyfus, le symbole de l'erreur judiciaire, il demeurera également le forçat qui a survécu à plus de vingt ans de bagne. Et l'un des rares à en être revenu vivant.
Quatre-vingts ans après Albert Londres — qui révéla au monde entier l'enfer du bagne —, Denis Seznec, prolongeant son combat, est parti en Guyane sur les traces de son grand-père.
Grâce à des documents inédits, à des archives interdites, aux cahiers que Guillaume Seznec rédigea en secret, aux lettres censurées de Marie-Jeanne, la femme de Guillaume, et aux témoignages que des familles de bagnards et de gardes-chiourme lui ont confiés, Denis Seznec dénonce ce qui restera une tache indélébile dans la mémoire du pays des droits de l'homme.
Après avoir effectué une dizaine de périples dans la jungle guyanaise et les îles du Diable, il nous révèle l'incroyable histoire du bagne. Un monde terrifiant où les petits voleurs côtoyaient les grands criminels, où les escrocs à la petite semaine étaient mêlés aux sadiques les plus pervers. Pendant plus d'un siècle, des milliers d'hommes y ont expié dans les pires conditions.
En nous faisant découvrir la réalité quotidienne du bagne, Denis Seznec nous entraîne dans un véritable voyage au bout de l'enfer.

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Denis Seznec se bat depuis trente ans pour faire réhabiliter son grand-père. Il a publié Nous les Seznec, qui a su toucher un très vaste public et faire connaître tous les méandres de l'affaire Seznec. "Ce livre restera comme un modèle de contre-enquête exemplaire et un document de référence qu'il ne sera plus possible d'ignorer" - AP).

L'Affaire Seznec en photos par Le Her-Seznec

LE MOT DE L'ÉDITEUR  :

L'AFFAIRE SEZNEC EN PHOTOS

Guillaume Seznec a été condamné aux travaux forcés à perpétuité le 4 novembre 1924 pour un crime sans cadavre, sans arme et sans aveu. Aux yeux des Français, il est devenu, tout comme Dreyfus, le symbole de l'erreur judiciaire. Il a aussi survécu au bagne, dont il fut l'un des rares à revenir ? après vingt ans. Denis Seznec a fait de la réhabilitation de son grand-père le combat de sa vie. Déjà auteur de deux livres "Seznec, le bagne" et "Nous, les Seznec", qui ont touché et continuent de toucher un très vaste public, il publie aujourd'hui un album réunissant plus de 200 photographies, issues d'archives familiales ou récoltées au cours d'années d'enquêtes en France comme en Guyane. Non seulement cet ouvrage retrace l'une des plus extraordinaires affaires criminelles du XXe siècle et raconte la vie d'un homme broyé par une justice aveugle avec la force des images, mais il constitue un témoignage visuel inégalable sur l'enfer du bagne et les conditions de vie des forçats.

 

  • Auteur Denis Seznec  -  Editeur Robert Laffont
  • Date de parution 15/04/2010
  • Format 23cm x 30cm  - Poids 0,8900kg
  • EAN 978-2221115862  - ISBN 2221115864
  • Illustration Photos noir et blanc  - Nombre de pages 144
  • Format 23,00 x 30,00 x 1,80 cm  - Poids du produit 0,89 Kg


 

Partir au bagne par Canard

 

Résumé :

Ce fut le destin de 70 000 hommes qui vécurent les heures les plus noires de notre histoire en Guyane, expulsés par la métropole. De tout âge, de tout horizon, ils n'eurent qu'un seul point commun : passer par Saint-Martin-de-Ré, étape obligatoire de l'expiation. Guillaume Seznec, Henri Charrière dit " Papillon ", Charles Hut, Albert Londres et bien d'autres, bagnards ou journalistes, ont laissé des témoignages saisissants : photographies, lettres, poèmes, illustrations, permettant de retracer leurs parcours et leur vie quotidienne.

 

 

Denis Langlois, Avocat & Écrivain

Denis Langlois

BIOGRAPHIE

 

Il fait ses études au collège-lycée d'Étampes, puis à la faculté de droit de Paris.  Objecteur de conscience, il est emprisonné et condamné en 1966. Il devient conseiller juridique de la Ligue des Droits de l'Homme de 1967 à 1971.

Il est avocat au barreau de Paris de 1968 à 1993 (défenseur notamment de la famille Seznec).

Il exerce la fonction d'observateur judiciaire de procès politiques en Grèce, en Espagne, en Algérie, en Tunisie, au Koweït et au Mali. Il est le porte-parole, en 1990 et 1991, de l'« Appel des 75 » contre la guerre du Golfe.

De 1998 à 2000, Il séjourne en Yougoslavie, en Irak, au Liban et à Djibouti afin de témoigner des conséquences dramatiques des guerres sur les plans politique, économique et psychologique.

En tant qu'écrivain, il a publié vingt-cinq livres (des essais, des livres-documents et des romans).

Aujourd'hui avocat honoraire. Il vit depuis une quinzaine d'années en Auvergne.

Il est marié à la poétesse Chantal Dupuy-Dunier.

Œuvres

  • Le Cachot, récit, Maspero, 1967.
  • Panagoulis, le sang de la Grèce, Maspero, 1969.
  • Les Dossiers noirs de la police française, Le Seuil, 1971.
  • Guide du militant, Le Seuil, 1972.
  • Les Dossiers noirs de la justice française, Le Seuil, 1974.
  • Les Dossiers noirs du suicide, Le Seuil, 1976.
  • Un assassin très ordinaire, roman, Le Seuil, 1976.
  • Nouveau guide du militant, Le Seuil, 1978.
  • Et vous êtes de gauche, Galilée, 1979.
  • Guide du citoyen face à la police, Le Seuil, 1980, La Découverte, 1989.
  • Les Diables rouges, roman, Syros, 1986.
  • L'Affaire Seznec, Plon, 1988 et 1992 (Prix des droits de l'homme 1989).
  • Les Partageux ne meurent jamais, Les Belles Lettres, 1992.
  • Le Mystère Saint-Aubin, Flammarion, 1993.
  • Récit édifiant des activités d'un nommé Jésus, roman, Balland,1997.
  • L'Injustice racontée aux enfants, dessins de F. Boudignon, L'Atelier, 1997 (Prix des Enfants du Livre 2003).
  • L'Aboyeuse de Djibouti, roman, Éditions Acoria-Afrique, 2001.
  • La Mort du Grand Meaulnes, roman, Le Miroir, 2001.
  • La Politique expliquée aux enfants (et aux autres), dessins de Plantu, L'Atelier, 2002.
  • Un Amour de Meaulnes, roman, Éditions Cairn, 2002.
  • L’utopie est morte ! Vive l’utopie !, Éditions Michalon, 2005.
  • Slogans pour les prochaines révolutions (nouveaux slogans d'aujourd'hui et de demain dans l'esprit de mai 68), Éditions du Seuil, 2008.
  • Le Déplacé (récit concernant la guerre du Liban), Éditions de l'Aube, 2012.
  • La Maison de Marie Belland, roman, Éditions de la Différence, 2013.
  • Pour en finir avec l'affaire SeznecÉditions de la Différence, 2015.
  • La Politique expliquée aux enfants (et aux autres), dessins de Plantu, SCUP, (édition actualisée), février 2017.
  • Et si la révolution était possible, SCUP, janvier 2018.

 

http://denis-langlois.fr/L-affaire-Seznec

Livres Temoignages Biographie Récits Histoire Journal Culture Générale Presse Roman

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Commentaires (1)

sutter
  • 1. sutter | 15/05/2018
bonjour,
Le résumé d'une affaire qui dure depuis 95 ans.
Personnellement, je fais des recherches pour cette affaire depuis plus de 20 ans, je pense fortement que la thèse de l'assassinat de Quemeneur à Plourivo par la police secrète est la piste la plus plausible... POURQUOI ? c'est tout simple, les multiples témoignages cachés, le crane trouvé à Plourivo puis caché bizarrement, puis perdu, les magouilles de Bonny toute sa vie sur toutes les enquêtes qu'il a mené, le témoignage des marins, de Gabrielle Dauphins etc etc me font penser que toutes ces choses cachées ne sont pas cachées pour faire plaisir aux journaux...
La thèse du Canada peut être aussi réaliste, pourquoi pas !!!
La thèse de l'agression sexuelle de Quemeneur sur Marie-Jeanne par contre ne tient pas la route... Déclarations tardives des cousins et de Langlois, qui sur le même témoignage de Petit Guillaume, nous donne des issues différentes : 2 agressions différentes (coup de chandelier puis tête contre cheminée ) et ( mouvement de défense et tête contre accoudoir ) puis 4 enterrements différents ( brulé + cendre dans rivière ) + ( brulé + cendre sous la maison ) + ( le corps emporté dans une voiture par un inconnu ) + ( mort + enterré sous la maison ) sans parler des incohérences qui seraient trop longues a expliquer ici. Comment se fait-il que personne ne puisse avoir vu Quemeneur arriver à Morlaix chez les Seznec, Serait il venu par les airs ??
Je pose une question, pourquoi est-ce Jeanne qui s'est occupé de son père pendant et après le bagne et pas ses 2 fils ??? voilà peut-être la raison de ces pseudo-révélations tardives.
Tant qu'au reportage de France 2, que de mensonges... Denis SEZNEC ne connait pas ses cousins !!!!!! je rigole, lors de réunion a France-Justice tenue par Mr Denis SEZNEC, son cousin Jean-Yves y était, sa sœur Francette aussi et beaucoup d'autres membres de la famille pour soutenir la thèse de Denis SEZNEC...
Voilà sans parti pris comment je vois cette affaire, après quoi qu'il arrive Guillaume Seznec n'est pas l'assassin de Quemeneur. Il faut le réhabiliter......
Thierry SUTTER

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