Ce 8 mars...

Journée internationale des femmes

également appelée Journée internationale des droits des femmes 

dans certains pays comme la France, est célébrée le 8 mars. C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Cette journée est issue de l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le , une « Journée nationale de la femme » (National Woman's Day) est célébrée aux États-Unis à l'appel du Parti socialiste d'Amérique. À la suite d'une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l'Internationale socialiste des femmes célèbre le  la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

Ce n'est qu'en 1977 que les Nations unies officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. La « Journée internationale pour les droits des femmes » fait ainsi partie des 87 journées internationales reconnues ou introduites par l'ONU. C'est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d'égalité. Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

Elle est parfois désignée par l'expression écourtée « Journée de la femme », parfois assortie de l'adjectif « internationale » ou « mondiale ».

Source Wikipédia

Une naissance dans la mouvance socialiste puis soviétique

 

Affiche allemande de 1914.

 

Une première Journée nationale de la femme (« National Woman's Day ») a lieu le  à l'appel du Parti socialiste d'Amérique. Cette journée est ensuite célébrée le dernier dimanche de février jusqu'en 1913

En 1910 à Copenhague, l'Internationale socialiste adopte l'idée d'une « Journée internationale des femmes » sur une proposition de Clara Zetkin (Parti social-démocrate d'Allemagne) et Alexandra Kollontaï (menchevik du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, future commissaire du Peuple), sans qu'une date ne soit avancée. Cette journée est approuvée à l'unanimité d'une conférence réunissant 100 femmes socialistes en provenance de 17 pays. Clara Zetkin aurait souhaité par cette journée contrecarrer l'influence des « féministes de la bourgeoisie » sur les femmes du peuple.

La première Journée internationale des femmes est célébrée l'année suivante, le , pour revendiquer le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. En Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, plus d'un million de personnes participent aux rassemblements.

Le 25 mars de la même année, un incendie dans un atelier textile de Triangle Shirtwaist à New York tue 140 ouvrières, dont une majorité d'immigrantes italiennes et juives d'Europe de l'Est, enfermées à l'intérieur de l'usine. Cette tragédie, liée à l'exploitation des femmes ouvrières, a un fort retentissement et est commémorée par la suite lors des Journées internationales des femmes qui font alors le lien entre lutte des femmes et mouvement ouvrier.

En 1913 et 1914, dans le cadre du mouvement pacifiste de la veille de la Première Guerre mondiale, des femmes d'Europe organisent fin février ou début mars des rassemblements contre la guerre5. En 1914, c'est le 8 mars qui est retenu.

En 1917, en Russie, alors que deux millions de soldats sont morts pendant la guerre, des femmes choisissent le dernier dimanche de février pour faire grève et réclamer « du pain et la paix ». Ce dimanche historique tombe le 23 février dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie et le 8 mars dans le calendrier grégorien : c'est le début de la Révolution russe. Quatre jours plus tard, le tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes.

C'est en souvenir de cette première manifestation de la Révolution que, le Lénine aurait décrété la journée « Journée internationale des femmes » (« Международный женский день »). Il n'est en fait pas certain que Lénine y soit pour quelque chose, ce serait plutôt la proposition d'une « camarade bulgare » de l'Internationale communiste. Par la suite, la journée est célébrée dans tout le bloc de l'Est.

En 1946, les pays de l'Est qui viennent de passer sous la coupe soviétique célèbrent la journée des droits des femmes. La « greffe » de cette commémoration russe passe souvent par la propagande.[réf. nécessaire] La radio tchécoslovaque décrit alors, avec emphase, pour les citoyens tchécoslovaques, à quoi ressemble la journée des droits des femmes à Moscou : « des avions apportent quotidiennement du mimosa, des violettes et des roses du Caucase et de Crimée […]. Les usines ont réservé des théâtres entiers uniquement pour leurs ouvrières. Les femmes sont des millions et des millions d’hommes, de pères, d’amants et de collègues de travail les couvrent de fleurs — littéralement — parce que la femme socialiste célèbre aujourd’hui sa fête, la fête de son émancipation. »

Ces femmes ont changé l’histoire pour toujours en étant fortes, courageuses et humaines, peu importe quelles étaient les attentes de la société envers elles.

En cette Journée internationale des droits des femmes commémorée chaque année le 8 mars, nous célébrons la façon dont les femmes ont transformé le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Des Femmes célébres ....parmi tant d'autres

Clara Zetkin

 
Clara Zetkin dans les années 1920.
 

 


Clara Zetkin née Clara Eissner le  à Wiederau, en Saxe et morte à Arkhangelskoïe, près de Moscou, le  est une enseignante, journaliste et femme politique marxiste allemande, figure historique du féminisme, plus précisément du féminisme socialiste.

Après avoir été membre jusqu'en 1917 de l'aile gauche du SPD, elle rejoint l'USPD (pacifistes) pour se retrouver dans le courant révolutionnaire que constitue la Ligue spartakiste. Ce courant donne naissance pendant la révolution allemande au Parti communiste d'Allemagne (KPD), dont Clara Zetkin est députée au Reichstag durant la République de Weimar, de 1920 à 1933.

Alexandra Kollontaï

Image illustrative de l'article Alexandra Kollontaï
 

 

 

Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï (en russe : Александра Михайловна Коллонтай), née le 19 mars 1872 ( dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg et morte le  à Moscou, est une femme politique socialiste, communiste et militante féministe soviétique. Elle est la première femme de l'Histoire contemporaine à avoir été membre d'un gouvernement1 et l'une des premières ambassadrices dans un pays étranger.

Portraits de Femmes inconnues ou illustres & la liste est longues (sources diverses internet...donc wikipédia)

 Zénobie, impératrice de l'empire de Palmyre, en Syrie, au IIIe siècle

 

«La reine Zénobie —COMMENT LES GENS PEUVENT-ILS NE PAS LA CONNAÎTRE?— était la reine de ce qui est aujourd'hui la Syrie. C'était une guerrière, une féministe et une diplomate. Elle parlait au moins quatre langues, elle a écrit un livre rapportant en détails un millier d'années d'histoire asiatique, et elle chassait les ours à la lance en montant à cheval. Elle et son mari, tous les deux en armure, ont mené des armées à travers la Perse et vaincu une invasion goth (pas ceux qui ne portent que du noir, hein). Et elle déchirait tellement que le pape fit l'éloge de sa bravoure. Lorsque son mari fut assassiné, elle arrêta les meurtriers et les offrit en sacrifice au temple de Baal, juste pour montrer qu'elle pouvait le faire. Mais Zénobie n'en était qu'à ses débuts. Elle s'autoproclama reine de l'Est, envahit l'Égypte, et dirigea un énorme empire. Elle rétablit l'économie, établit des alliances avec l'Arabie, et renvoya l'armée romaine chez elle lorsqu'ils osèrent venir l'emmerder.»Envoyé par Anne McClintock via Facebook

en.wikipedia.org / Creative Commons

«La reine Zénobie —COMMENT LES GENS PEUVENT-ILS NE PAS LA CONNAÎTRE?— était la reine de ce qui est aujourd'hui la Syrie. C'était une guerrière, une féministe et une diplomate. Elle parlait au moins quatre langues, elle a écrit un livre rapportant en détails un millier d'années d'histoire asiatique, et elle chassait les ours à la lance en montant à cheval. Elle et son mari, tous les deux en armure, ont mené des armées à travers la Perse et vaincu une invasion goth (pas ceux qui ne portent que du noir, hein). Et elle déchirait tellement que le pape fit l'éloge de sa bravoure. Lorsque son mari fut assassiné, elle arrêta les meurtriers et les offrit en sacrifice au temple de Baal, juste pour montrer qu'elle pouvait le faire.

Mais Zénobie n'en était qu'à ses débuts. Elle s'autoproclama reine de l'Est, envahit l'Égypte, et dirigea un énorme empire. Elle rétablit l'économie, établit des alliances avec l'Arabie, et renvoya l'armée romaine chez elle lorsqu'ils osèrent venir l'emmerder.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Mary McLeod Bethune (1875-1955), militante pour les droits civiques et éducatrice américaine

Hulton Archive / Getty Images

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Mary McLeod Bethune était une militante pour les droits civiques et une éducatrice incroyable. Elle créa des écoles privées pour les enfants afro-américains lorsque l'enseignement leur était refusé partout ailleurs, elle aida à créer la National Association of Colored Woman (l'Association nationale des femmes racisées), elle fonda le National Council of Negro Women (le Conseil national des femmes noires) (et elle était impliquée avec la plupart des groupes nationaux afro-américains), et elle occupa un poste de conseillère pour le président américain Franklin Delano Roosevelt.

Elle travailla comme une dingue pour enseigner en bonne et due forme, aux noirs comme aux blancs, les accomplissements du peuple noir à une époque où un large pourcentage des citoyens américains pensaient que les noirs étaient biologiquement sous-humains. Elle était pote avec W.E.B. Du Bois, et elle était la seule femme noire présente lors de la création des Nations unies.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Joséphine Baker (1906-1975), artiste et militante française, née américaine

General Photographic Agency / Getty Images

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Joséphine Baker était une star de cabaret qui avait un guépard comme animal de compagnie. Elle aida la résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale, et le mouvement des droits civiques américain dans les années 50-60. Dans les années 30, la société européenne aisée était à la fois étrangement fascinée et hostile envers les femmes de couleur —mais Joséphine Baker est toujours restée elle-même, sans aucune réserve. Aujourd'hui encore grande icône de l'élégance, ses spectacles mélangeaient des numéros de danses de cabaret, de la comédie burlesque et des têtes loufoques. Elle remettait donc totalement en question l'idée que la sexualité féminine pouvait être définie ou contrôlée, et le plus important, elle montrait que ça devait par-dessus tout être AMUSANT pour les femmes.

∞∞∞∞∞∞∞∞

 Veronica Franco (1546-1591), poétesse et courtisane italienne

«Veronica Franco était une courtisane, une poétesse et une éditrice du XVIe siècle. Elle était une femme instruite, fait rare à cette époque, et faisait partie de la classe intellectuelle des courtisanes. Elle publia au moins deux livres de poésie et elle en édita d'autres. Elle faisait partie du cercle littéraire le plus prestigieux de Venise, et elle défendait les femmes et les enfants pauvres. Elle fut jugée pour sorcellerie, mais les charges furent abandonnées. On pense qu'elle aurait eu une liaison avec le roi Henry III de France. Veronica Franco était une femme qui se frayait son propre chemin à une époque où les femmes n'étaient guère plus que des propriétés.»Envoyé par minerva9544

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Veronica Franco était une courtisane, une poétesse et une éditrice du XVIe siècle. Elle était une femme instruite, fait rare à cette époque, et faisait partie de la classe intellectuelle des courtisanes. Elle publia au moins deux livres de poésie et elle en édita d'autres. Elle faisait partie du cercle littéraire le plus prestigieux de Venise, et elle défendait les femmes et les enfants pauvres. Elle fut jugée pour sorcellerie, mais les charges furent abandonnées. On pense qu'elle aurait eu une liaison avec le roi Henry III de France. Veronica Franco était une femme qui se frayait son propre chemin à une époque où les femmes n'étaient guère plus que des propriétés.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

10. Madge Syers (1881-1917), pionnière britannique dans le domaine du patinage artistique

«Madge Syers était une patineuse artistique britannique qui changea complètement ce sport. En 1902, elle participa au championnat du monde, qui était alors un événement exclusivement masculin. Elle parvint à remporter l'argent. Après les championnats du monde, l'Union internationale de patinage (UIP) vota pour empêcher les femmes de pratiquer ce sport. Malgré cette décision, Madge participa à d'autres compétitions. L'année suivante, elle participa au championnat britannique et décrocha la première place, battant tous les autres participants, dont son mari. Finalement, en 1905, l'UIP céda et permit officiellement aux femmes de participer.»Envoyé par jmc289

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Madge Syers était une patineuse artistique britannique qui changea complètement ce sport. En 1902, elle participa au championnat du monde, qui était alors un événement exclusivement masculin. Elle parvint à remporter l'argent. Après les championnats du monde, l'Union internationale de patinage (UIP) vota pour empêcher les femmes de pratiquer ce sport. Malgré cette décision, Madge participa à d'autres compétitions. L'année suivante, elle participa au championnat britannique et décrocha la première place, battant tous les autres participants, dont son mari. Finalement, en 1905, l'UIP céda et permit officiellement aux femmes de participer.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Nettie Stevens (1861-1912), généticienne américaine

commons.wikimedia.org / Creative Commons

«Nettie Stevens découvrit que le sexe d'un organisme était déterminé par ses chromosomes X et Y —réfutant les centaines d'années au cours desquelles les hommes avaient accusé les femmes de ne pas leur donner "d'héritier mâle".»

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Lucy Stone (1818-1893), abolitionniste et suffragette américaine

«Lucy Stone était une militante féministe et une abolitionniste. Elle est la première femme à avoir obtenu un diplôme universitaire dans le Massachusetts, et après l'université, elle aida les mouvements féministe et abolitionniste à faire de grandes avancées. Elle était aussi journaliste et auteure, ainsi qu'une brillante oratrice. En plus, elle portait des pantalons au XIXe siècle.»Envoyé par gwood98

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Lucy Stone était une militante féministe et une abolitionniste. Elle est la première femme à avoir obtenu un diplôme universitaire dans le Massachusetts, et après l'université, elle aida les mouvements féministe et abolitionniste à faire de grandes avancées. Elle était aussi journaliste et auteure, ainsi qu'une brillante oratrice. En plus, elle portait des pantalons au XIXe siècle.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Laskarina Bouboulina (1771-1825), commandante de la marine grecque

«Je suis grecque et j'ai grandi en admirant énormément Laskarina Bouboulina. C'était une riche mère de neuf enfants, deux fois veuve, qui vécut de 1771 à 1825. Après que ses deux maris ont été tués par des pirates algériens, elle hérita de leurs fortunes et les fit fructifier. Plus tard, elle devint la seule femme à rejoindre une organisation clandestine qui préparait les Grecs à se révolter contre l'Empire ottoman. Elle participa également à la guerre d'indépendance grecque. Elle commanda une flotte de huit navires, dont cinq lui appartenaient. Elle participa à des blocus maritimes dans trois villes. Pendant le massacre de Chios, elle maîtrisa des soldats turcs qui détruisaient l'île et sauva la vie des femmes et des enfants du harem du dirigeant de la ville. Elle finit par être considérée comme étant dangereuse par l'État grec, et elle fut arrêtée et exilée sur son île. Après sa mort, la Russie l'honora du titre d'amirale. Elle est la seule femme à avoir reçu ce titre. La Grèce émit une pièce à son effigie de 1978 à 1997, et nomma plusieurs rues en son honneur.»Envoyé par Maria Kokora via Facebook

commons.wikimedia.org / Creative Commons

«Je suis grecque et j'ai grandi en admirant énormément Laskarina Bouboulina. C'était une riche mère de neuf enfants, deux fois veuve, qui vécut de 1771 à 1825. Après que ses deux maris ont été tués par des pirates algériens, elle hérita de leurs fortunes et les fit fructifier. Plus tard, elle devint la seule femme à rejoindre une organisation clandestine qui préparait les Grecs à se révolter contre l'Empire ottoman.

Elle participa également à la guerre d'indépendance grecque. Elle commanda une flotte de huit navires, dont cinq lui appartenaient. Elle participa à des blocus maritimes dans trois villes. Pendant le massacre de Chios, elle maîtrisa des soldats turcs qui détruisaient l'île et sauva la vie des femmes et des enfants du harem du dirigeant de la ville. Elle finit par être considérée comme étant dangereuse par l'État grec, et elle fut arrêtée et exilée sur son île. Après sa mort, la Russie l'honora du titre d'amirale. Elle est la seule femme à avoir reçu ce titre. La Grèce émit une pièce à son effigie de 1978 à 1997, et nomma plusieurs rues en son honneur.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Artémise Ire de Carie (Ve siècle av. J.-C.), reine et commandante navale durant les guerres médiques

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Artémise Ire de Carie était une reine célibataire très prospère aux alentours de 400 av. J.-C. Comme si ça ne suffisait pas, elle devint l'un des meilleurs généraux militaires de l'Empire perse, où on la connaissait comme étant très intelligente et stratège. L'empereur envoya même ses enfants pour qu'ils soient élevés auprès d'elle, espérant qu'ils la prendraient en exemple.

(Oui, c'est la femme dans 300, mais elle était TELLEMENT PLUS COOL DANS LA VRAIE VIE.)»

∞∞∞∞∞∞∞∞

Hürrem Sultan (1526-1558), une des femmes les plus influentes de l'histoire de l'Empire ottoman

«Hürrem Sultan, aussi connue sous le nom de Roxelane, était une esclave ukrainienne qui intégra le harem de Soliman le Magnifique à l'âge de 15 ans. Elle devint politiquement influente, allant jusqu'à pousser Soliman à congédier le reste de son harem, à la libérer, et à l'épouser officiellement. Elle joua un rôle important en politique et fut à l'origine du sultanat des femmes (une période d'environ 130 ans au cours de laquelle les femmes avaient une énorme influence politique sur le sultan ottoman).»Envoyé par Haylie Roberts via Facebook

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Hürrem Sultan, aussi connue sous le nom de Roxelane, était une esclave ukrainienne qui intégra le harem de Soliman le Magnifique à l'âge de 15 ans. Elle devint politiquement influente, allant jusqu'à pousser Soliman à congédier le reste de son harem, à la libérer, et à l'épouser officiellement. Elle joua un rôle important en politique et fut à l'origine du sultanat des femmes (une période d'environ 130 ans au cours de laquelle les femmes avaient une énorme influence politique sur le sultan ottoman).»

∞∞∞∞∞∞∞∞

 Noor Inayat Khan (1914-1944), agente secrète indienne-américaine pour le compte du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale

«Noor Inayat Khan était une agente secrète britannique au cours de la Seconde Guerre mondiale, et elle travaillait en tant que radiotélégraphiste à Paris, alors sous contrôle nazi. L'espérance de vie moyenne à ce poste était de six semaines, mais elle y resta cinq mois. Elle fut trahie par un pilote français, et interrogée pendant plus d'un mois au camp de concentration de Dachau. Pendant son interrogatoire, elle affronta les nazis si ardemment qu'ils commencèrent à avoir peur d'elle et la qualifièrent de "prisonnière dangereuse". Pendant tout son temps à Dachau, elle ne livra pas la moindre information aux nazis... On raconte que son dernier mot avant d'être exécutée aurait été "liberté".»Envoyé par sophiea4c13044d2 et anniec4a6ed333a

commons.wikimedia.org / Creative Commons

«Noor Inayat Khan était une agente secrète britannique au cours de la Seconde Guerre mondiale, et elle travaillait en tant que radiotélégraphiste à Paris, alors sous contrôle nazi. L'espérance de vie moyenne à ce poste était de six semaines, mais elle y resta cinq mois. Elle fut trahie par un pilote français, et interrogée pendant plus d'un mois au camp de concentration de Dachau. Pendant son interrogatoire, elle affronta les nazis si ardemment qu'ils commencèrent à avoir peur d'elle et la qualifièrent de "prisonnière dangereuse". Pendant tout son temps à Dachau, elle ne livra pas la moindre information aux nazis... On raconte que son dernier mot avant d'être exécutée aurait été "liberté".»

∞∞∞∞∞∞∞∞

La reine Hatchepsout, pharaonne d'Égypte entre 1478 et 1458 av. J.-C.

«Selon l'égyptologue James Breasted, Hatchepsout fut légitimement l'un des plus grands pharaons ayant régné et "la première grande femme de l'Histoire dont nous ayons connaissance". Elle organisa des expéditions à l'étranger, développa le commerce, initia une renaissance architecturale en Égypte, accumula beaucoup de richesses, et conduisit à une longue période de paix pour l'Égypte.»Envoyé par imafreakokay

Rob Koopman / en.wikipedia.org / Creative Commons

«Selon l'égyptologue James Breasted, Hatchepsout fut légitimement l'un des plus grands pharaons ayant régné et "la première grande femme de l'Histoire dont nous ayons connaissance". Elle organisa des expéditions à l'étranger, développa le commerce, initia une renaissance architecturale en Égypte, accumula beaucoup de richesses, et conduisit à une longue période de paix pour l'Égypte.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

La reine Nzinga du Ndongo et du Matamba (1583-1663), qui combattit le colonialisme portugais en Angola

Fotosearch / Getty Images

en.wikipedia.org / Creative Commons

«La reine Nzinga d'Angola combattit la colonisation portugaise de son royaume. Pendant une rencontre avec des représentants portugais, ceux-ci cherchèrent à l'humilier. Elle entra dans la salle, et la seule chaise était occupée par l'un des représentants portugais. Ils pensaient qu'elle serait forcée de s'asseoir par terre. Mais elle parcourut la pièce des yeux, puis elle fit signe à l'un de ses serviteurs qui se mit immédiatement à quatre pattes pour lui servir de chaise.»

∞∞∞∞∞∞∞∞

 

Maya Deren (1917-1961), cinéaste américaine révolutionnaire

en.wikipedia.org / Creative Commons

«Née à Kiev avant de déménager pour les États-Unis, Maya Deren était une cinéaste, une danseuse, une écrivaine et une photographe remarquable —et elle est surtout la mère du cinéma expérimental. Aujourd'hui, ses courts métrages sont disponibles sur YouTube et restent incroyablement puissants et touchants. Ils sont encore révolutionnaires, et étaient donc probablement complètement hallucinants dans les années 40-50.»

Oh, et il y a une anecdote incroyable sur elle: sa bonne serait entrée dans son boudoir en disant: "Miss Baker, douze hommes sont là pour vous voir." Joséphine répondit: "Oh, je suis tellement fatiguée. Renvoyez-en un."»

∞∞∞∞∞∞∞∞

 

 
 

D'autres femmes qui ont changé l’Histoire...

 
  1. Rosa Parks
    Cette petite couturière de l'Alabama est devenue célèbre le 1er décembre 1955 en refusant de céder sa place dans le bus au blanc qui la lui demandait. Cette infraction - oui, infraction - lui a valu d'être arrêtée, jugée et inculpée de désordre public. La faute à pas de chance pour les ségrégationnistes, Rosa a contacté ses petits copains et quelques jours plus tard Martin Luther King prenait la tête d'un mouvement de protestation en faveur de l'égalité ethnique et de l'émancipation des minorités.

     

    Rosaparks

    Crédits photo (creative commons) : USIA

  2. Malala
    Quand vous à 17 ans vous étiez en train de réviser le bac français et de mettre sur pied un plan machiavélique pour vous taper le beau gosse de terminale B, Malala elle décrochait un prix Nobel de la Paix, tout simplement. Prix Nobel quand même bien mérité après six années de lutte contre les talibans et en faveur de l'éducation des filles au Pakistan. Une prise de position qui lui a quand même coûté une tentative d'assassinat parce que figurez-vous que les Talibans ne sont pas des gens très ouverts d'esprit.

     

    22419395331_1ba8fa0afb_z

    Crédits photo (creative commons) : PRODFID

  3. Aung San Suu Kyi
    Dans la catégorie femmes politiques qui ont la classe, Aung San Suu Kyi c'est un peu ce qui se fait de mieux. En 1988, quand la junte militaire prend le pouvoir dans son pays, la Birmanie, elle crée son parti d'opposition. Parti qui est très largement élu deux ans plus tard lors d'élections démocratiques. Sauf que forcément la junte militaire n'étant pas chaude bouillante pour laisser la place, ces braves gens décident de placer Aung San Suu Kyi en résidence surveillée et de l'empêcher d'exercer la politique. Elle sera libérée en 2010 et élue député en 2012, 22 ans après sa première victoire aux élections.

     

    aung

    Crédits photo (creative commons) : Claude TRUONG-NGOC

  4. Cecilia Payne
    Née en Angleterre en 1900, Cecilia se passionne pour l'astronomie dès son plus jeune âge. Mauvaise nouvelle : à l'époque en Angleterre, les postes de chercheurs ne sont pas ouverts aux femmes. Elle part donc aux Etats-Unis, à Harvard, où elle découvre que les étoiles sont composées à 98% d’hydrogène et d'hélium (rien que ça). Le professeur Henry Russell la dissuade alors de publier le résultat de ses recherches, lui expliquant que le monde n'est pas prêt, et puis il publie lui-même un article sur le sujet en affirmant que c'est lui qui a fait la découverte. Il semblerait que c'est officiellement ce qu'on appelle un gros connard.

     

    Cecilia_Helena_Payne_Gaposchkin_(1900-1979)_(3)

    Crédits photo (creative commons) : Smithsonian Institution from United States

  5. Jeanne d'Arc
    Même si on est en droit d'être un peu dubitatif sur ces histoires de voix divines dans le jardin de papa, on est bien obligés de reconnaître qu'il fallait une certaine force de caractère pour se barrer de la maison à 16 ans, réussir à parler au dauphin, gagner sa confiance et finir à la tête d'une armée vêtue d'une armure d'homme. Le tout en étant une femme au beau milieu du XVe siècle qui n'est pas connu pour la grande ouverture d'esprit de ses contemporains.
  6. George Sand
    Si elle est surtout connue pour La Mare au diable et ses lettres olé olé avec Musset, il ne faut pas oublier que George Sand a eu un rôle plus qu'important dans l'évolution du droit des femmes. Déjà parce qu'elle a fait un gros fuck aux bienséances en prenant un pseudonyme masculin et en osant porter des vêtements d'hommes, mais aussi parce qu'elle a été l'une des premières à défendre le fait qu'une femme puisse avoir un autre objectif dans la vie que le mariage. Sympatoche la Georgette.

     

    george

    Crédits photo (creative commons) : RMN - Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

  7. Angela Davis
    Communiste aux Etats-Unis pendant la Guerre Froide, Angela Davis est surtout connue pour son rôle plus qu'important dans la lutte pour les droits des afro-américains. Affiliée aux Black Panthers, elle se retrouve en taule suite à une vaste histoire de tentative d'évasion. Libérée après 22 mois, elle poursuit ses études de philo jusqu'à devenir prof à l’université de Californie. Pour en arriver là, elle aura dû se battre contre pas mal de politiciens, d'universitaires, contre le FBI et même contre les autres militants afro-américains qui ne voyaient pas d'un super bon œil le fait qu'une meuf devienne leader du mouvement.

     

    ADN-ZB / Koard  11.9.72 Berlin: Erich Honecker empfing Angela Davis. - Der Erste Sekretär des ZK der SED, Erich Honecker, empfing am 11.9.72 die amerikanische Bürgerrechtskämpferin Angela Davis. Während dieser Begegnung überreichte er der Vertreterin des anderen Amerikas die Einladung für die Weltfestspiele der Jugend und Studenten 1973 in der DDR-Hauptstadt.

    Crédits photo (creative commons) : Bundesarchiv Bild

  8. Les Sœurs Mirabal
    C'est l'histoire de trois filles belles et intelligentes dans la République dominicaine de la fin des années 40. A l'époque le pays est dirigé par le dictateur Rafael Trujillo. Ce dernier invite les filles à un bal et jette son dévolu sur l'une d'entre elles, Minerva. Elle refuse, refuse encore et encore puis se retrouve jetée en prison parce qu'elle fricote avec un communiste. Une fois libérées, elle et ses sœurs épousent des opposants au régime. Le 25 novembre 1960 elles sont assassinées par la milice du dictateur alors qu'elles rendent visite à leurs maris en prison. La goutte d'eau qui fait déborder le vase pour la rébellion puisque moins d'un an plus tard Trujillo est assassiné à son tour.

     

    mirabal-sisters

    Source photo : awayshegoes

  9. Élisabeth Ire
    Qui n'est pas la maman d'Élisabeth II (c'est toujours bien de préciser), mais la reine d'Angleterre de 1558 à 1603. Et qui était sacrément moderne pour son époque puisque malgré la bonne grosse pression qu'on lui foutait elle refusa toute sa vie de se marier et mena une politique plutôt ouverte et sans persécution religieuse. Résultat : on l'associe souvent à l'âge d'or du Royaume d'Angleterre. Et c'est qui qui a la classe ?

     

    elizabeth

    Crédits photo (creative commons) : National Portrait Gallery

  10. Hedy Lamarr
    Actrice adulée au moment de l'âge d'or hollywoodien, Hedy Lamarr fait scandale en 1933 en simulant, entièrement nue, un orgasme dans le film Extase (qui porte donc bien son nom au demeurant). Ajoutons en cela que quand elle n'était pas sur les plateaux de tournage, le dada d'Hedy c'était de bosser sur des systèmes de communications ultra-perfectionnés. Et comme elle était pas trop naze, elle a fini par inventer la fameuse "technique Lamarr" qui a été pas mal utilisée par l'armée américaine.

     

    Crédits photo (creative commons) : Lion-Eagle Films

Elisa Leonida Zamfirescu, le tout premier ingénieur de sexe féminin du monde.

Simone de Beauvoir, écrivain, intellectuelle, philosophe existentialiste et grande théoricienne du féminisme, elle fut la compagne de Jean-Paul Sartre

.

Emmeline Pankhurst, activiste politique Britannique, chef de file qu mouvement des Suffragettes qui a notamment permis aux femmes d'obtenir le droit de vote

Jane Goodall, primatologue, éthologue et anthropologue Britannique. Elle a fait des découvertes fondamentales au sujet des comportements des chimpanzés, notamment leur capacité à utiliser des outils. Elle est messagère de paix des Nations-Unies.

Sofia Ionescu-Ogrezeanu, neuro-chirurgienne Roumaine, l'une des premières femmes à pouvoir exercer ce métier

.

 Komako Kimura, figure de proue de la lutte pour le droit des femmes au Japon

Anne Frank, jeune carnettiste de guerre et écrivain

Nadia Comaneci, gymnaste Roumaine, première femme a obtenir un score parfait de 10 pendant un événement Olympique

Marie Curie, physicienne et chimiste franco-polonaise qui a dirigé des recherches fondamentales, notamment dans le domaine de la radioactivité. Première femme à obtenir un Prix Nobel,  première personne à obtenir deux Prix Nobel... Et seule lauréat, à ce jour, a avoir obtenu deux prix Nobel dans des domaines différents (Physique, 1903 et Chimie, 1911)

Shirin Ebadi, avocate Iranienne, juge et activiste de Droits de l'Homme, elle fonde le centre Iranien de Défense de Droits de l'Homme. Elle fut le premier citoyen Iranien à recevoir un Prix Nobel de la Paix

.

 

Élisa Lemonnier (1805-1865), créatrice de la première école pour toutes

Elle a fondé, en 1862, la première école professionnelle pour jeunes filles. Épouse d’un professeur de philosophie engagé, Elisa Lemonnier entend sortir les femmes et filles d’ouvriers de l’illettrisme et surtout de la dépendance. Elle crée le 1er octobre 1862, la première école accessible à toutes pour endiguer l’ignorance et la soumission.
Soutenue politiquement et surtout financièrement, l’objectif qu’elle affiche est clair : « la fondation et l’entretien à Paris d’une école professionnelle pour les jeunes filles, et la création d’un cours destiné à préparer aux divers emplois du commerce pour celles qui veulent suivre une carrière et pour lesquelles aucune institution spéciale n’a encore été fondée à ce jour. » Dès sa création, l’école connaît un rapide succès. En dix mois, plus de 80 jeunes filles sont inscrites. Elles sont 150 au bout d’un an. On dénombrera huit écoles Lemonnier à Paris. Elisa décède le 5 juin 1865. Son combat précède de vingt ans l’action du député Camille Sée et la loi promulguée le 21 décembre 1880 qui instaurera les lycées obligatoires pour jeunes filles.

Julie-Victoire Daubié (1824-1874), première bachelière

Le 17 aoû 1861, Julie-Victoire Daubié obtient, à 37 ans, son baccalauréat. C’est la première bachelière en France. À cette époque, la femme est considérée dans l'Hexagone non pas comme inférieure à l’homme, mais comme façonnée différemment par la nature. Elle a pour mission de s’occuper de la famille et de veiller à son épanouissement. Une aberration pour Julie-Victoire qui entreprend très vite de bousculer les traditions.
Née le 26 mars 1824, cette jeune fille issue d’une famille modeste a perdu son père peu après sa naissance. Elevée par son grand frère, prêtre, elle aura la chance de recevoir une éducation éclairée. Elle étudie à l’époque, l’histoire, la géographie, le latin et le grec. 

"Un examen réservé aux hommes"

Ces femmes qui ont réveillé la France, de Jean-Louis Debré et Valérie Bochenek, aux éditions Points.

Photo Editions Points

Douée et pourvue d’une grande soif de connaissances, elle entre finalement à l’école primaire et reçoit en 1844 le brevet de capacité pour exercer l’instruction primaire. Seul diplôme d’enseignant auquel les femmes ont le droit de prétendre à l’époque. Ne comptant pas en rester là, Julie-Victoire rêve d’une société égalitaire. Elle décide dès lors de rédiger un manuscrit qu’elle publiera des années plus tard sous le titre de La Femme pauvre au XIXe siècle. Après avoir répondu à de nombreux concours organisés par l’Éducation nationale, dont pour certains elle figura parmi les finalistes, Julie-Victoire passe à l’étape supérieure : le baccalauréat. Un examen réservé aux hommes dont le titre n’est d’ailleurs pas conjugué au féminin. En 1860, elle tente de s’inscrire à l'épreuve auprès du rectorat des académies de Paris et d’Aix. Elle se voit refuser partout. En 1861, grâce à de nombreuses connaissances, elle obtient le droit par le recteur de Lyon, de passer l’épreuve de Lettres, en candidature libre. Triomphante le 17 août, elle devient la première « bachelière » de France.
Cette réussite constitue une étape essentielle dans le combat des femmes pour se voir reconnaître des droits identiques à ceux des hommes.

Jeanne Chauvin (1862-1926), première avocat

Le combat de cette femme, première avocat, pour contraindre le monde patriarcal des magistrats et parlementaires à autoriser les femmes à s’inscrire au barreau, fut exemplaire. Née en 1862 dans le Loiret, d’un père notaire, Jeanne est une jeune fille brillante. Obtenant le baccalauréat de sciences et celui de lettres en même temps, elle deviendra l’une des premières « docteur en doit » après avoir obtenu une licence de droit et une autre de philosophie. Son but est simple : plaider pour la bonne cause et donc devenir avocat. Malgré ses diplômes, Jeanne se voit refuser l’accès au barreau en 1897. Le motif invoqué est tout simplement que la loi n’autorise pas les femmes à plaider. Une plaisanterie ? Non une réalité. En 1892, elle écrira dans L’Illustration du 16 juillet un pamphlet annonçant la fin de la supériorité. Elle sera chargée dès lors de dispenser de nombreux cours dans plusieurs lycées pour jeunes filles. Mais sa vocation reste de plaider et de côté-là, rien n’y fait, le corps de métier s’y oppose. Jeanne Chauvin se battra alors durant trois ans. À coups de publications et de revendications juridiques en tout genre. C’est finalement en 1900, le 19 décembre, qu’elle prêtera serment et deviendra ainsi la première femme avocat en France après le vote d’une loi le premier du même mois.

"Au mieux infirmière"

Madeleine Brès (1842-1921), première médecin

Elle est la première femme à avoir reçu le titre de docteur en médecine. Issue d’un milieu modeste, Madeleine a affirmé dès l’âge de 8 ans sa vocation. À l’époque, les femmes intéressées par la médecine finissaient au mieux infirmières. Mais c’était sans compter sur le volontarisme de Mlle Brès. Lorsque la jeune fille tente de s’inscrire en faculté, on lui explique qu’elle doit obtenir non seulement le baccalauréat de sciences comme les autres candidats, mais aussi celui de lettres. Qu’à cela ne tienne, Madeleine passera les deux avec brio. Une fois bachelière, elle se représente et subit un second refus, pas vraiment justifié. On explique simplement à la jeune fille que la « question reste délicate ». Ce sera finalement l’impératrice Eugénie qui fera pression pour qu’elle soit admise en 1869 en faculté de médecine.

Marthe Simard (1901-1993), première parlementaire

Avant même que les Françaises acquièrent, enfin, le droit de voter, en avril 1944, ou d’être élues, elle devient membre de l’Assemblée consultative provisoire qui siège à Alger de novembre 1943 à juillet 1944. Née à Alger le 6 avril 1901, Marthe Simard est une figure de la Résistance. Partie vivre avec son second mari au Canada en 1932, la jeune femme est très sensible aux événements qui se déroulent en Europe. L’appel de Londres du 18 juin 1940 sonne, pour elle, comme un signe de la nécessaire mobilisation outre-Atlantique. Dès lors, la jeune femme va mener une campagne active au Canada pour faire comprendre l’action de la France libre et surtout celle du général de Gaulle, perçu par certains comme un homme avide de pouvoir. Marthe Simard s’emploie à trouver des fonds pour les marins et aviateurs qui transitent par le Canada. Dès 1942, elle crée des comités de la France libre et s’exprime autant qu’elle le peut sur les ondes de Radio Canada. Son combat ne passe pas inaperçu et de Gaulle la remarque. Le 23 juin 1942, le Général promet que lorsque l’ennemi sera chassé, tous les Français et Françaises voteront, ensemble, pour une Assemblée nationale. En attendant la Libération, une assemblée consultative est mise en place à Alger. Les figures de la résistance y sont nommées. Marthe Simard est invitée à y siéger le 20 octobre 1943, en tant que représentante des mouvements de la Résistance extérieure.

Francine Leca, première chirurgienne cardiaque

 
Francine Leca

Née en 1938, Francine Leca est la première femme à être devenue chirurgien cardiaque en France. Spécialisée en chirurgie pédiatrique, elle est nommée en 1989 chef du service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Laennec, avant de prendre la tête de l'hôpital Necker jusqu'à sa retraite, en 2006. Toujours active, Francine Leca partage désormais son temps entre la collecte de fonds, les voyages en Syrie ou au Yémen pour former des cardiologues et ses petits-enfants. Quand on lui demande si ça a été difficile de faire son trou en tant que femme, Francine Leca répond : "Vous croyez que les hommes se font des cadeaux entre eux ? Je me suis accrochée, c'est tout.

Valentina Terechkova, première cosmonaute

Valentina Tereshkova

Avant Claudie Haigneré, avant même Neil Armstrong et Apollo 11, il y eut Valentina Terechkova, la première cosmonaute soviétique et à ce jour la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l'espace. Née en 1937 en Russie, la petite Valentina a toujours eu la tête dans les étoiles. Alors qu'elle travaille dans une usine de textiles, elle est choisie à 18 ans par Khrouchtchev parmi 400 candidates pour suivre un entraînement de cosmonaute. Entraînée aux rudes conditions de survie dans l'espace, elle effectue son premier voyage en solitaire en 1963 dans une capsule Vostock 6 monoplace. Il durera trois jours et, à son retour, Valentina est couverte de gloire par sa mère patrie.

On apprendra bien plus tard qu'en réalité, le vol a été pour Valentina une calamité. Coincée dans une bulle d'acier de 2 mètres de diamètre, prise de terribles nausées, la jeune cosmonaute parvient à corriger in extremis la mauvaise trajectoire de la capsule, dont l'orbite autour de la Terre était de plus en plus large. À l'atterrissage, Valentina s'éjecte de la cabine et finit son périple au-dessus d'un lac russe, où elle réussit à ne pas se noyer. "J'ai pensé : 'mon Dieu, pour une fois qu'on envoie une femme, elle risque de se retrouver dans l'eau'", dira plus tard Valentina, dont il s'agit de l'unique voyage spatial.

Anne Chopinet, ingénieure

Anne Chopinet
 

Anne Chopinet est non seulement l'une des sept premières femmes à être entrées à l'École polytechnique en 1972, mais elle est sans doute l'une des plus brillants éléments de sa promotion. Aujourd'hui encore, elle demeure l'un des plus vibrants symboles de l'avancée de la condition féminine en France.

Née en 1953, Anne montre très tôt des prédispositions pour les maths. Après de brillantes études aux lycées Jules Ferry et Condorcet, elle s'inscrit à l'âge de 19 ans au concours de l'École polytechnique et se classe première à l'épreuve de mathématiques, la plus difficile. Major d'entrée, c'est elle qui, lors du défilé 14 juillet 1973, porte fièrement l'étendard de son école. Après trois ans d'études, elle devient ingénieure du corps des Mines, avant d'occuper des postes de premier plan au ministère des Finances, puis du Budget. Parallèlement, Anne Chopinet participe à la création de bourses d'études pour jeunes femmes scientifiques. Secrétaire générale au CNES, elle travaille ensuite chez Alsthom avant de devenir, de 1995 à 2000, conseillère technique auprès du président de la République Jacques Chirac.

Émilie du Châtelet, mathématicienne

Émilie du Châtelet
 

Encore aujourd'hui, il n'existe pas un livre de français ou d'histoire où il n'est question de Voltaire, éminent philosophe des Lumières et de son combat pour la tolérance et la liberté de pensée. C'est pourtant de sa maîtresse, Émilie du Châtelet, illustre et pourtant inconnue mathématicienne, qu'on a décidé de vous parler. Née à Paris en 1706 dans une famille noble et cultivée, Émilie reçoit de son père une éducation "de garçon". Mais l'étude minutieuse des mathématiques, des langues – elle en lit couramment quatre – et de la philosophie ne l'empêchent certainement pas d'apprécier les frivolités de la Cour, où elle fait une entrée fracassante à 16 ans. Mariée deux ans plus tard au marquis du Châtelet, Émilie s'éprend en 1735 de Voltaire, qui a mainte fois admis être bluffé par sa supériorité intellectuelle. Isolée avec son amant de philosophe au château de Cirey, Émilie du Châtelet entreprend alors la traduction des Principa Mathematica de Newton, une somme indigeste qu'elle corrige agrémente de notes pour "rendre accessible au plus grand nombre les travaux scientifiques qu'elle considérait comme majeurs".

Brillante, intelligente, Émilie du Châtelet a pourtant un grand défaut : celui d'être une femme. À la Cour, où elle a toujours ses entrées, la mathématicienne se heurte à la jalousie des autres femmes, qui font tout pour la discréditer. Jugée sans talent, prétentieuse, voire complètement idiote, Émilie du Châtelet est pourtant aujourd'hui considérée comme l'une des plus grandes scientifiques de son temps et sa traduction des Principes mathématiques fait toujours autorité.

Rosalind Franklin, microbiologiste

Rosalind Franklin
Rosalind Franklin

Comme la physicienne Lise Meitner, Rosalind Franklin aurait dû recevoir le prix Nobel pour ses radiographies au rayon X de l'ADN. Mais, en tant que femme, elle n'a jamais été récompensée par la prestigieuse Académie des Sciences suédoise. Née en 1920 en Angleterre, Rosalind reçoit très tôt un enseignement scientifique et se passionne pour la chimie. Doctorante à Cambridge, elle se lance dans l'étude de la structure de charbon, ce qui lui permet de décrocher un poste de chercheur dans le Laboratoire central des Services chimiques de l'État. Elle y apprend la cristallographie aux rayons X, c'est-à-dire la photographie d'atomes, qu'elle poursuit au King's College de Londres. Contrainte de faire équipe avec Maurice Wilkins – qui persiste à la traiter comme son assistante – c'est grâce à elle que Watson découvrira la structure à double hélice de l'ADN. Ce qui lui vaudra, à lui, un prix Nobel, tout comme à Wilkins, son goujat de collaborateur qui s'attribue son travail et ne la remerciera jamais. En 1958, Rosalind Franklin meurt prématurément d'un cancer des ovaires, ce qui la prive de facto d'un Nobel en médecine, le prix n'étant pas attribué à titre posthume.

 

Vera Rubin, astrophysicienne

Vera Rubin
Vera Rubin

Si l'on sait aujourd'hui qu'un immense trou noir se meut au coeur de notre galaxie, c'est grâce à elle. Pourtant, Vera Rubin a dû batailler dur pour prouver qu'elle avait raison. Née en 1928 aux États-Unis, Vera trouve très tôt sa vocation : l'astrophysique. Lorsqu'elle présente en 1951 son mémoire à la Société américaine d'astronomie, ses travaux sur la rotation des galaxies dans l'Univers ne recueillent que moqueries et dédain par les vieux messieurs présents dans la salle. Pas décontenancée pour autant, Vera Rubin poursuit ses études avec une thèse, où il est question de la distribution des galaxies dans l'Univers. Allant à contre-courant de l'idée d'Univers homogène proposée par la théorie du big bang de l'époque, Vera se heurte une nouvelle fois à l'indifférence de ses confrères. Elle a raison de persévérer, puisque c'est grâce à elle que l'on sait désormais que 90% de la matière de l'Univers est composée de Matière noire. En 1981, elle est (enfin !) élue membre de la National Academy of Sciences et reçoit en 1993 la National Medal of Science

Toutes ont marqué l'Histoire ..

1. Jeanne Manford marche avec son fils homosexuel lors d’un défilé de la Fierté. [1972]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

2. Margaret Hamilton, principale ingénieure en logiciel du projet Apollo, est debout à côté du code qu’elle a écrit à la main et qui a été utilisé pour amener l’humanité sur la lune. [1969]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

3. Une femme néerlandaise refuse de quitter son mari, un soldat allemand, après que des soldats alliés l’ont capturé. Elle le suivit en captivité. [1944]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

4. Photo d’une guerrière samouraï. [fin des années 1800]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

5. Anna Fisher, une astronaute américaine et «la première mère à aller dans l’espace.» [1984]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

6. Certaines des premières femmes assermentées dans le Corps des Marines des États-Unis. [août 1918]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

7. Femmes pilotes quittant leur B-17, «Pistol Packin’ Mama» [1941 – 1945]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

8. Deux femmes montrent leurs jambes à découvert en public pour la première fois à Toronto. [1937]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

9. Une femme suédoise frappe un manifestant néonazi avec son sac à main. La femme aurait été une survivante de camp de concentration. [1985]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

10. Une militante de suffrage proteste après la «Nuit de terreur.» [1917]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

11. Une femme musulmane couvre l’étoile jaune de son voisin juif avec son voile pour la protéger contre les poursuites. Sarajevo, ex-Yougoslavie. [1941]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

12. Maud Wagner, la première femme tatoueuse bien connue aux États-Unis. [1907]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

13. Simone Segouin, une ancienne combattante de 18 ans de la Résistance française, lors de la libération de Paris. [19 août 1944]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

14. Sarla Thakral est devenue la première femme indienne à obtenir un permis de pilote à l’âge de 21 ans. [1936]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

15. Kathrine Switzer, Écrivain, présentatrice télé et coureuse de marathon. Elle est la première femme a avoir couru le Marathon de Boston. Quand Jock Semple, l'un des organisateurs, a réalisé qu'une femme s'était inscrite, il a essayé de la jeter au sol en l'insultant.

53 femmes qui ont marqué l'histoire

16. Des femmes afghanes à une bibliothèque publique avant que les talibans prennent le pouvoir. [1950]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

17. Annette Kellerman posant dans un maillot de bain qui l’a conduit à son arrestation pour son indécence. [1907]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

18. L’équipe de basketball des premières femmes du Smith College. [1902]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

19. Une femme arménienne de 106 ans protège sa maison avec un AK-47. [1990]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

20. Des femmes qui font de la boxe sur un toit à Los Angeles. [1933]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

21. Des patineuses d’une ligue Derby à New York. [10 mars 1950]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

22. La militante pour le vote Annie Lumpkins à la prison de la ville de Little Rock. [1961]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

23. Des membres du groupe Hell’s Angels. [1973]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

24. Des femmes livrent de lourds blocs de glace après que les travailleurs masculins aient été enrôlés. [1918]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

25. Komako Kimura, une suffragette japonaise de premier plan à une marche à New York. [23 octobre 1917]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

26. Marina Ginesta, une militante communiste de 17 ans, surplombant Barcelone pendant la guerre civile espagnole. [1936]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

27. Margaret Bourke-White, une photographe escaladant l’édifice Chrysler. [1934]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

 

28. Une mère joue avec son enfant sur la plage. [1950]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

29. Elspeth Barbe lors de sa tentative à devenir la première Anglaise à faire le tour du monde en moto. [1980]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

30. Une femme buvant du thé à la suite d’un bombardement allemand pendant le London Blitz. [1940]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

31. Winnie la soudeuse. [1943]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

32. Sabiha Gökçen de la Turquie pose avec son avion. Elle est devenue la première femme pilote de chasse en 1937.

53 femmes qui ont marqué l'histoire

33. Des bénévoles apprennent à lutter contre les incendies à Pearl Harbor [1941 – 1945]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

34. Un soldat soviétique capturé se fait offrir de l’eau par une femme ukrainienne après avoir été capturé. [1941]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

35. Une maçonne au-dessus de Berlin. [1900]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

36. Des travailleuses de chemin de fer qui déjeunent. Nombreuses étaient les femmes et même les mères des hommes qui sont partis pour la guerre. [1943]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

37. Ellen O’Neal, l’une des premières planchistes professionnelles. [1976]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

38. Des mères parisiennes protègent leurs enfants contre les coups de feu d’un tireur d’élite allemand. [1944]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

39. La capitaine Nieves Fernandez de la Guérilla philippine montre à un soldat américain comment elle a tué des soldats japonais pendant l’occupation. [1944]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

40. Gertrude Ederle devient la première femme à traverser la Manche à la nage. [1926]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

 

41. L’aviatrice Amelia Earhart après être devenue la première femme à piloter un aéronef au-dessus de l’océan Atlantique. [1928]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

42. Des femmes afghanes qui étudient la médecine. [1962]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

43. Un sergent britannique qui donne de la formation à des membres du Women’s Home Defence Corps au cours de la bataille d’Angleterre. [1940]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

44. La photo emblématique d’une ramasseuse de pois et mère de sept enfants concernée au cours du Dust Bowl. [1936]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

45. La marche de la Coalition de la libération des femmes à Détroit, au Michigan. [1970]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

46. Une agente de police de Los Angeles s’occupe d’un bébé abandonné dans le tiroir de son bureau. [1971]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

47. Des tireuses d’élite de la 3e armée de choc soviétique. [4 mai 1945]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

48. Une mère montre une photo de son fils aux prisonniers de guerre libérés dans une tentative de le trouver. [Vienne, 1947]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

49. Leola N. King, première agente de circulation féminine de l’Amérique à Washington DC [1918]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

50. Erika, une combattante hongroise de 15 ans qui a combattu pour la liberté contre l’Union soviétique. [octobre 1956]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

51. Des infirmières américaines débarquent en Normandie. [1944]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

52. Une employée de Lockheed travaillant sur un P-38 Lightning [Burbank, Californie, 1944]

 

53 femmes qui ont marqué l'histoire

53. Une infirmière de la Croix-Rouge écrit les derniers mots d’un soldat britannique. [1917]

53 femmes qui ont marqué l'histoire

C'est une liste non-exhaustive bien sûr, on en oublie très certainement...

Et vous, quelles seraient les femmes célèbres que vous auriez aimé voir figurer dans cette liste ?

N'hésitez pas à nous en faire part  en commentaire !!

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Bienvenue

 

 

Bonne Promenade & Découverte de notre Site

Certaines pages sont en cours de restructuration : Veuillez nous excuser de cette gène Erreur 404 - Page introuvable

 

 

Numéro de Copyright

00065534-1