Concours Lépine

 

Image associée à la récompense

 

 

Le Concours Lépine est un concours français d'inventions créé en 1901 par Louis Lépine (1846-1933), alors préfet de police de l'ancien département de la Seine1.

La manifestation porte en 1901 le nom d'« exposition des jouets et articles de Paris », elle est rebaptisée « concours Lépine » dès 1902.

Plusieurs inventions célèbres y ont été primées, on peut notamment citer l'aspirateur Birum en 1907, le moulin à légumes manuel en 1931 à l'origine du succès de l'entreprise Moulinex2, le jeu du Cochon qui rit (1934), le stylo à bille, le moteur à deux temps, le fer à repasser à vapeur, l'hélice à pas variable et les lentilles de contact3.

En 1968, le sociologue et philosophe français Jean Baudrillard décrit le concours Lépine dans son ouvrage Le Système des objets : « C'est toute la bricole du concours Lépine, qui sans jamais innover et par simple combinatoire de stéréotypes techniques, met au point des objets d'une fonction extraordinairement spécifiée et parfaitement inutile16 ».

Dans son ouvrage « Galipettes et cabrioles à l'Élysée » paru en 2008, l'écrivain français Thierry Desjardins écrit à propos du président de la République Nicolas Sarkozy : « Arrêtez de sortir chaque jour de votre chapeau une idée nouvelle pour amuser la galerie. Vous n’êtes pas un bonimenteur du Concours Lépine17 ».

Le concours Lépine est nommé dans le 245e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Le La Poste française émet un timbre à l'occasion du 90e anniversaire de la création du concours18.

 

 

www.concours-lepine.com

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Une belle invention que j'ai découverte cet après-midi en me baladant dans Sens !! 

Donnez notre carte, si on envie de participer à notre événement du 8 septembre prochain.

HISTOIRE

Louis Lépine, créateur du concours     

 

 

Affiche pour le 14e concours Lépine au Grand Palais d'Antin du 28 août au 4 octobre 19104

 

Les stands du Concours Lépine au Grand Palais en 1912

 

 

 

 

 

 

 

En 1900, les petits fabricants de jouets et d'articles de Paris, pourtant réputés internationalement pour leur qualité et leur inventivité, souffrent de la concurrence étrangère, notamment allemande2.

Cet « artisanat en chambre » se concentre essentiellement dans le quartier du Temple et ses fabricants indépendants se mettent alors à vendre à la sauvette différentes babioles dans les quartiers fréquentés de Paris, concurrençant les boutiquiers et provoquant l'intervention croissante des hirondelles, les agents de police en bicyclette de marque Hirondelle récemment créées par le préfet Louis Lépine5.

Émile Laurent, préfet hors cadre, adjoint de Lépine et secrétaire général de la préfecture de police, est ainsi alerté par les troubles à l'ordre public de ces petits fabricants et met au courant son supérieur de leur marasme. Le préfet, plutôt que de multiplier les rondes de police, met en place en 1901 un concours-exposition de jouets et de bibelots pour mieux faire découvrir leur travail et par contre-coup réglementer le commerce de rue. Il en rédige le règlement6, fait passer des annonces dans la presse et publie des affiches pour attirer des nombreux candidats en octobre 1901, en vain5.

Émile Laurent a l'idée de faire bénéficier les concurrents d'une protection juridique de leur invention contre le plagiat : ce dépôt de brevet gratuit fait affluer les inscriptions : 370 candidats présentent pour la première édition le  plus de 700 inventions dans le grand hall du tribunal de commerce5.

L'exposition des jeux et jouets, quincaillerie, articles d'ameublement, de ménage, de sport, de mécanique, de T.S.F, de photographie, attire 125 000 personnes dont la femme du président de la république Émile Loubet5.

À l'origine, un jury (élus municipaux, académiciens, scientifiques) distribue 50 médailles (or, vermeil, bronze) et récompense le premier prix de 7 000 francs en espèces l'inventeur d'un jeu de société, monsieur Challes5.

Les années suivantes confirment ce succès.

Le concours Lépine et la société des petits fabricants et inventeurs français

(SPFIF, devenue l'AIFF, association des inventeurs et fabricants français) constituent une association de loi 1901 le .

La SPFIF devient l'organisatrice du concours dès 1902.

 

Le , la SPFIF devient une association reconnue d'utilité publique8.

Le concours se déroule malgré la Première Guerre mondiale. En 1917, il est organisé dans les salles du jeu de paume du jardin des Tuileries9 et en 1918 au Petit Palais de Paris10.

L'AIFF a l'idée de promouvoir le concours sur le modèle de la foire de Leipzig : la foire de Paris accueille le concours en 1929.

En 1936, le concours enregistre 650 000 entrées payantes2.

En 1996, Gérard Dorey devient président du concours Lépine11.

En 2005, Antoine Saucède et Matthieu Lapeyre, alors âgés de 15 ans, reçoivent le prix du président du jury. Ils sont les premiers mineurs à être récompensés par le concours Lépine pour leur « boîte aux lettres magique »12.

En 2009, les organisateurs ont mis en place une « Avenue des femmes » afin de promouvoir les inventions créées par des femmes. Seules trois femmes (Florence Florit en 2001, Martine Losego en 2002 et Florence Poulet-Daumas en 2009) ont reçu à ce jour la plus haute distinction du concours depuis 1901. L'objectif est de montrer que l'invention n'est pas qu'une prérogative masculine et d'inciter les femmes à déposer les brevets à leur nom et non à celui de leur mari.

En 2016, Clément Auria, alors âgé de 13 ans, devient le plus jeune inventeur à participer à la 115ème édition. Il est récompensé par le concours Lépine pour son robot viticole qui procède à la plantation et à l'arrachage des plants de vigne.

 

Organisation

Technologies médicales au Concours Lépine de Strasbourg (2010)

La participation au concours est soumise à plusieurs conditions :

un titre de propriété intellectuelle ou industrielle doit être déposé, l'invention doit être matérialisée par un prototype ou une maquette, l'inventeur doit être adhérent à l'association Concours Lépine / AIFF et louer un stand sur le site de la manifestation. Son objectif est de récompenser une invention originale7.

En 2011, l'appellation « Concours Lépine » recouvre plusieurs manifestations7 :

En moyenne, environ la moitié des inventions présentées sont primées. Ainsi en 2009 ont été attribués à Paris 242 prix, médailles ou récompenses, dont 29 médailles d'or, 39 médailles d'argent et 67 médailles de bronze13, auxquels il faut ajouter les différents prix attribués dans d'autres salons en France.

Si toutes les inventions disposant d'un titre de propriété industrielle ou intellectuelle peuvent être présentées au concours Lépine (dans les limites de la légalité), elles ne peuvent toutes être retenues pour être exposées lors du concours. Les 500 inventions effectivement sélectionnées le sont sur différents critères, notamment leur utilité et leur viabilité économique.

Palmarès

Avec plus de 200 inventions et près de 100 récompenses, Claude Dumas est l'inventeur le plus récompensé par le concours Lépine.[réf. nécessaire]

BIOGRAPHIE

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Louis Jean-Baptiste Lépine, né à Lyon le  et mort à Paris le , est un avocat et homme politique français, préfet de police, inventeur de la brigade criminelle et du Concours Lépine1. Il est également le créateur du Musée de la préfecture de police en utilisant les pièces qu'il avait fait réunir pour l'exposition universelle de 1900 et qui présentait déjà cette administration au publc.

 

Ce fils d'un « teneur de livres » fait ses études à Lyon, Paris et Heidelberg. Il termine ses études de droit dans le quartier Latin quand éclate la guerre de 1870 au cours de laquelle il s'illustre et est décoré de la médaille militaire.

À la fin de la guerre, il devient avocat, avant d'entamer une carrière dans l'administration : sous-préfet de Lapalisse, de Montbrison, de Langres et de Fontainebleau, puis préfet de l'Indre, de la Loire, puis de Seine-et-Oise.

Alors qu'il est préfet de la Loire, le 6 décembre 1891, un coup de grisou au puits de la manufacture coûte la vie à 62 mineurs et jette la consternation dans Saint-Etienne. Il prend place dans la première benne descendue au secours des victimes et parcourt les galeries incendiées empestées encore d’un air méphitique. C’est à cette occasion qu’il reçoit la médaille d’or de sauvetage2.

Il devient préfet de police, exerçant son autorité sur le département de la Seine en 1893 et crée cette année-là un service centralisé de collecte des objets trouvés. Attaché aux traditions festives de la police parisienne, il fait partie des donateurs pour la restauration de la Promenade du Bœuf Gras en 1896, en versant 200 francs de sa cassette personnelle.

De 1897 à 1899, il effectue une courte parenthèse comme Gouverneur général de l'Algérie, avant de redevenir préfet de police de la Seine. En 1901, pour lutter contre la crise qui touche les petits fabricants parisiens de jouets et de quincaillerie, il crée un concours-exposition qui deviendra plus tard le concours Lépine.

Durant sa carrière de préfet de police, il met en place la permanence dans les commissariats, équipe les gardiens de la paix en 1897 d'un bâton blanc3 et d'un sifflet à roulette, crée la brigade fluviale ainsi que les brigades cyclistes en 1901 (les hirondelles à moustache avec leur pèlerine)4 ; fait installer 500 avertisseurs téléphoniques, rouges pour alerter les pompiers, puis pour alerter police-secours ; réorganise la circulation en instaurant les passages piétons, les sens uniques et les sens giratoires et encourage les premiers développements de la police scientifique, crée les chiens sauveteurs, réalise un « coup médiatique » en 1908 en créant les « agents Berlitz » (formés à l'École de langues Berlitz, ils sont chargés de renseigner les touristes, se distinguant de leurs collègues par le port d'un brassard indiquant la langue maîtrisée)5.

 

En 1909, il crée le Musée de la préfecture de police et les Collections historiques de la Préfecture de police (archives de la police)6.

 

C'est sous son autorité que, le  pendant la grève chez Sanyas & Popot, l'agent Gauthier frappe à la tête l'ébéniste Henri Cler , qui décèdera de ses blessures le  ; la mort de cet anarchiste provoque, le , une manifestation tournant à l'émeute que la police réprime dans le sang7.

Durant la même période, le préfet Lépine, vieillissant (et représenté comme tel par les caricaturistes de presse) et approchant de la retraite, est critiqué par les journaux pour l'insécurité croissante provoquée notamment par les Apaches et la bande à Bonnot. Il parviendra à obtenir une augmentation de son budget de la part du Conseil de Paris afin de créer en 1912 une « Brigade du Chef » (décret du 29 juin 1912), section criminelle de la Sûreté de Paris qui deviendra plus tard, la « brigade spéciale criminelle » puis tout simplement, la de « brigade criminelle » le  pour éviter de la confondre avec les Brigades spéciales des renseignements généraux8.

En 1912, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. En 1913, il quitte la préfectorale et se consacre à la rédaction de ses mémoires (Mes souvenirs), qui sont publiés en 1929. Il se porte en mai 1913 candidat à Montbrison au siège de député laissé vacant par la mort de Claude Chialvo9. Il choisit en 1914 de se présenter dans la Seine, mais il est battu.

Décès

Il meurt le , à Paris10. Sa tombe est située dans le cimetière municipal des Gonards à Versailles, lieu qui abrita également la dépouille du tueur en série Henri Désiré Landru, qui sévissait durant la période où Louis Lépine exerçait son poste de préfet de police11.

 

Postérité

Il a donné son nom à une place Louis-Lépine dans le 4e arrondissement de Paris.

En hommage à son travail à la tête de la police parisienne, la trente-deuxième promotion de commissaires de police issue de l'École nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 1982, porte son nom.

Son frère Raphaël Lépine, physiologiste de renom a connu une belle carrière professionnelle dans le domaine de la médecine expérimentale.

 

Iconographie

Une plaquette à l'effigie de Louis Lépine a été réalisée par le graveur Charles Pillet en 1912, sur commande de la Ville de Paris. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 0268).

INFORMATIONS PRATIQUES

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12, Rue Beccaria

Paris

Information sur l’entreprise

Création en 1901

Mission

Véritable tremplin pour les inventeurs, le Concours Lépine a pour mission de protéger le savoir-faire français et d'aider au développement des innovations et des inventions en France.

COORDONNÉES SUPPLÉMENTAIRES

http://www.concours-lepine.com

@ConcoursLepine

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PLUS D’INFORMATIONS

À propos

Fondé en 1901 par le Préfet de Police Louis Lépine, le Concours Lépine est un outil économique hors du commun au rayonnement international.

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Organisme communautaire · Organisation à but non lucratif

Création Patrimoine Culture Générale Fabrication Ateliers Artisanat Créateurs

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