Rafle du Vélodrome d'Hiver

 Pour la « première rafle du Vélodrome d’Hiver »

qui eut lieu en 1940 et concerna des femmes allemandes, dont juives, voir Rafle des femmes indésirables ;

pour les rafles en zone sud, voir Rafle du 26 août 1942.

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La rafle du Vélodrome d'Hiver, souvent appelée « rafle du Vél’d’Hiv »2,3 (aussi orthographiée « rafle du Vel’ d'Hiv’ »4 ou encore « rafle du Vél d’Hiv »5,6,a) est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre les  et , plus de 13 000 personnes, dont près d'un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées1 à Paris et en banlieue pour être déportées : moins d'une centaine reviendront8.

Effectuées à la demande du Troisième Reich — qui, dans le cadre de sa politique d'extermination des populations juives d'Europe9, organise, en , une rafle à grande échelle de Juifs dans plusieurs pays européens, l'« opération Vent printanier » —, ces arrestations ont été menées avec la collaboration de 7 000 policiers et gendarmes français10,11, assistés de 30012 à 400 militants13 du Parti populaire français de Jacques Doriot, sur ordre du gouvernement de Vichy, après des négociations avec l'occupant menées par René Bousquet, secrétaire général de la Police nationale1. À la suite de ces négociations, initiées par Pierre Laval, les Juifs de nationalité française ont été exclus temporairement14 de cette rafle qui concerna essentiellement15 les Juifs, étrangers ou apatrides, réfugiés en France14 dont plus de quatre mille enfants le plus souvent français nés de parents étrangers16.

 

Contexte

Les premières rafles de Juifs en France commencent en 1940 en zone libre et en  en zone occupée (rafle du billet vert17), les Juifs étant placés dans des camps d'internement français18. Début , une planification est décidée : l'opération « Vent printanier », ou « Vent de printemps »19, doit organiser une rafle pour les trois pays d’Europe occidentale occupée par l’Allemagne (FrancePays-Bas et Belgique), le RSHA devant déporter de France vers l'Est 110 000 Juifs en 194219 (Juifs valides pour le travail et devant avoir entre 16 et 50 ans) au lieu des 5 000 initialement prévus. L'opération « Vent printanier » prévoyait, à l'origine, l'arrestation de tous les Juifs d'AmsterdamBruxelles et Paris, le même jour19

 

BIBLIOGRAPHIE

Romans

Films et téléfilms

Le Vélodrome d'Hiver

 

Vélodrome d'hiver 1913.jpg

Généralités

Noms précédents Palais des Sports de Grenelle
Surnom(s) Vél’ d’Hiv’
Adresse Rue Nélaton
ParisDrapeau de la France France

 

Le Vélodrome d’Hiver à Paris (ou vélodrome d’hiver de Paris) a été érigé en 1909 et détruit en 1959. On l'appelait familièrement le « Vél’ d’Hiv’ »a. Il était situé rue Nélaton, dans le 15e arrondissement. Il est connu pour avoir été en 1942 le théâtre de la rafle du Vél’ d’Hiv’.

Histoire

Du début du siècle à la Seconde Guerre mondiale

Le Patin d'Or, course de patinage à roulettes courue au Vélodrome d'Hiver, en 1911.

Au début du xxe siècle, la compétition cycliste devient un spectacle de masse prisé par la population ouvrière des villes. La construction des vélodromes participe à cette vogue. Dès 1902Henri Desgrange demande à l'architecte Gaston Lambert d'aménager la Galerie des Machines, vestige de l'exposition universelle de 1889 situé dans le quartier de Grenelle, pour y créer une piste de compétition cycliste. Inauguré le , le vélodrome connaît rapidement un grand succès populaire. Mais en 1909, la ville annonce la destruction de la Galerie des Machines afin de libérer la perspective vers le Champ de Mars.

Desgrange décide alors d'édifier tout à côté, à l'angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton, un nouveau temple du vélo. Ce futur « Palais des Sports » a pour architectes MM. Lambert et Durand, qui l'intitulent le « temple des sports du boulevard de Grenelle ». Dans le nouveau « Vél’ d’Hiv’ » construit en charpente métallique qui voit alors le jour, 17 000 spectateurs assis sur des gradins de briques et de béton, peuvent observer les coureurs qui parcourent une piste en bois de sapin ovale, avec virages relevés de 250 mètres de développement autour d'une vaste pelouse centrale. La salle est éclairée par une immense verrière zénithale et plus de mille ampoules. Le meeting d'ouverture eu lieu en .

De nombreuses manifestations animèrent cet équipement. La fameuse course cycliste dite des « Six jours de Paris », créée en 1913, par Bob Desmaretsb, à l'exemple d'une course américaine équivalente, connut son heure de gloire dans l'entre-deux-guerres, et devint vite le sommet de la saison cycliste. En 1926 commença l'élection de la « Reine des Six jours », chargée de donner le départ de la course ; les Reines étaient choisies dans le milieu des artistes populaires à la mode : Édith PiafYvette HornerLa Houppa, furent ainsi Reines des Six jours. L'animation se répandait alors de jour comme de nuit jusque dans les rues du quartier.

En 19312, l'édifice est rénové par l'américain Jeff Dickson et devient le « Palais des Sports de Grenelle »3. En effet, avec sa compagnie, la Jeff Dickson International Sports, il organise en plus des traditionnels matchs de boxe et course de vélos, d'autres compétitions sportives dans l'enceinte4 : tennisbasket-ball mais également hockey et patinage sur glace (grâce à un équipement adéquat permettant la réalisation d'une patinoire). C'est le début des « années folles » du hockey sur glace2.

La rafle du Vélodrome d'Hiver

Plaque commémorative de la rafle de 1942, à l’ancien emplacement du vélodrome.

Article détaillé : Rafle du Vélodrome d'Hiver.

L'inauguration du Vélodrome d'Hiver (1910).

À partir des 16 et , c'est là que furent détenus plusieurs jours, dans des conditions très précaires, une partie — 8 160 personnes : 4 115 enfants, 2 916 femmes et 1 129 hommes — des 13 152 Juifs (4 115 enfants, 5 919 femmes et 3 118 hommes), victimes de la rafle du Vél’ d’Hiv’5, avant leur déportation vers le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

Après-guerre et destruction

L'après-guerre y vit l'organisation de tournois de boxe (avec, par exemple, Marcel Cerdan ou Sugar Ray Robinson), d'épreuves équestres, de défilés de mode et même de courses de taureaux (à Paris la dernière corrida eut justement lieu au Vélodrome d'Hiver le 6).

Le , des élus d'outre-mer y tiennent un meeting portant sur le thème « L'Union française en péril ». Félix Houphouët-Boigny pour le RDA (Rassemblement démocratique africain), Aimé Césaire pour le PCF ou encore Lamine Gueye pour la SFIO y interviennent7. La revue sur glace Holiday on Ice s'y produit de 1950 à 1958, avant d'inaugurer le nouveau palais des sports de Paris, porte de Versailles, en 1960. Au mois d', le Vélodrome d'Hiver accueillit un centre de rétention de Français musulmans d'Algérie (FMA) sur ordre du préfet de Police de Paris récemment promu, Maurice Papon8,9.

Le vélodrome fut détruit en 1959. Un site du ministère de l'Intérieur, le « site Nélaton » (du nom de la rue)c, occupait l'ancien emplacement du Vélodrome d'Hiver.

Histoire Patrimoine France Territoire Paris Rafle

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